La fondatrice et les artisanes de YZA autour de la table de l’atelier à Guéliz

80 Rue Yougoslavie, Guéliz · Marrakech

Le studio à Guéliz

Une porte sur une rue de Guéliz — là où chaque pièce YZA commence et s'achève. Le raphia, le doum et la feuille de bananier arrivent bruts ; ils repartent en objets finis, un à un. Aucun moule, aucun raccourci. Juste des mains, du temps, et 37 ans de geste dans la pièce. Le studio est ouvert aux visiteurs : venez voir le travail en cours et repartez avec une pièce, directement des mains qui l'ont faite.

« It's better in Marrakesh. »

Venez voir le travail

Des sacs en plein tissage, des perles qu'on noue, du raphia qui sèche à la lumière. Poussez la porte — il y a presque toujours quelqu'un à l'établi, et presque toujours de l'eau sur le feu.

Essayage d’une jupe paréo Jawhara à l’intérieur du studio YZA, Guéliz
80 Rue Yougoslavie, Guéliz, Marrakech
Lundi 12 h – 16 h  ·  mardi fermé
Mercredi – dimanche 12 h – 20 h
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Broderie et perlage à la main, vue de dessus, à l’atelier YZA
Portant de pièces Jawhara dans le studio YZA, Guéliz
Une artisane de l’atelier YZA façonnant un bijou à la main, Marrakech

Les femmes de l'atelier

Fatima exerce ce métier depuis 37 ans. Elle lit le raphia comme d'autres lisent une page — à la tension, à la densité, à la façon dont le fil tient. Ses mains savent avant elle.

À ses côtés, Lala Fatima façonne à la main les pompons de perles dorées et brode les signes berbères qui signent chaque pièce Jawhara. Ce qu'elle réalise, aucune machine ne sait tout à fait le refaire.

Cet atelier est 100 % féminin. Chaque pièce que vous portez soutient des mains spécialisées et un savoir-faire qui demande des décennies à maîtriser — et une rémunération deux fois supérieure au taux du marché local, pour que ce savoir-faire fasse vivre celles qui le portent.

Les matières

Raphia, doum, feuille de bananier.

Trois fibres végétales, sourcées et séchées, confiées à l'atelier. Chacune plie différemment, prend la couleur différemment, vieillit différemment. Les tisseuses savent au toucher — quel brin pour une base, lequel pour le bord d'une anse, à quelle tension tirer pour tenir la forme des années durant.

Le doum est une ressource renouvelable : on le taille pour que le palmier continue de pousser, on ne l'arrache pas. Séché au soleil puis tissé entièrement à la main, il traverse plus de 30 ans — et redevient compost en fin de vie. Rien ne se perd.

Une finition cuir à chaque bord, là où le sac s'use le plus — issu de tanneries locales marocaines, pas d'un cuir végan importé qui n'aurait aucun sens pour une marque locale. Un travail lent, fait pour survivre d'une décennie à la mode jetable. Plus de mains, moins de machines.

Paniers en cours d’assemblage à l’atelier YZA — anses en cuir et raphia

Repartez avec une pièce

Que vous veniez à Guéliz ou que vous commandiez de loin, chaque pièce sort des mêmes mains. Éditions limitées — une fois parties, elles ne reviennent pas.

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